droit de réponse

Le Mouvement des Jeunes Socialistes de la Creuse répond aux Jeunes Populaires, et s’exprime donc sur la visite de Blaise Compaoré, président Burkinabé, en Creuse. 

Le MJS, fortement impliqué pour la défense des droits de l’homme, ne peut que dénoncer tout ce qui porte atteinte à la dignité et la liberté humaine et regretter le soutien dont bénéficient certains dirigeants au plus haut niveau de l’état, du fait d’accords industriels importants, accords confirmant si besoin est que le chemin pour la sortie de la francafrique est encore long.

Si la venue de Blaise Compaoré en Limousin est due à sa participation à un séminaire organisé en coopération avec le programme des Nations Unies pour le développement afin de répondre aux défis nationaux et internationaux posés par les changements climatiques, c’est dans le cadre des relations franco-burkinabaises, et en tant que vice président du groupe Burkina Faso à l’assemblée nationale que Michel Vergnier a reçu la délégation. Blaise Compaoré était alors notamment accompagné par M. Jérémy Ouedraogo, député et président du comité de jumelage Oubritenga/Limousin.

C’est d’ailleurs dans une démarche d’évolution des relations franco-africaines que le Limousin a depuis 10 ans développé un partenariat privilégié avec la province de l’Oubritenga, et fournit actuellement du matériel à cette zone en grande difficulté (pompes à eau, matériel scolaire…etc.). Programme d’accueil d’étudiants burkinabais, partage de connaissances dans le traitement de l’eau, mise en commun d’expériences en vue d’assurer à moyen terme l’autosuffisance alimentaire du Burkina Faso, soutien dans la démarche de décentralisation et de démocratisation entreprise il y a quelques années, le Limousin s’engage en faveur d’une politique internationale alternative.  

Par ailleurs, le MJS encourage fortement les Jeunes Pop’, qui semblent prendre conscience de la réalité de la francafrique, à relire le « discours de Dakar », pendant lequel le président Sarkozy a affirmé sa vision paternaliste des relations que la France entretient avec ses anciennes colonies, donc implicitement son soutien, dans une tradition postcoloniale très française, à certains régimes peu regardants sur les droits de l’homme.