Hadopi QU’est-ce que c’est ?
Le projet de loi HADOPI vise à lutter contre le piratage sur internet en instaurant une riposte graduée qui peut aller jusqu’à la coupure de l’accès Internet pendant 1 an.
Derrière l’argument de la défense des artistes et de la culture, le gouvernement a un objectif bien précis : défendre les intérêts financiers des grosses maisons de production, et restreindre encore les libertés individuelles des citoyens en contrôlant l’ensemble des échanges sur le web.
En quoi HADOPI pose problème ?
Alors que l’accès à la culture était limité à ceux qui en avaient les moyens, Internet a permis une formidable démocratisation de l’accès à la culture, notamment via les plateformes de téléchargement, rendant accessible en quelques clics une immense part de la création artistique musicale et cinématographique. Par ailleurs, pour de nombreux artistes, le fait de ne pas avoir derrière soi une grosse maison de production n’était plus un handicap insurmontable, permettant ainsi à nombre d’entre eux d’émerger (le phénomène de Myspace en est l’illustration). Ce nouveau mode d’accès à toutes les cultures a ébranlé les grandes maisons de disques qui faisaient jusqu’alors des bénéfices énormes sur le dos de la majorité des artistes et des consommateurs.
Comment permettre aux artistes de vivre de leur production dans un monde du téléchargement gratuit ?
La démocratisation de l’accès à la culture par l’usage des nouvelles technologies n’est pas incompatible avec une rémunération suffisante des artistes. La mise en place d’une licence globale, dont les bénéfices iraient directement aux artistes, permettrait de concilier celles-ci. Le principe est simple : l’abonné paye chaque mois une somme fixe, lui donnant un accès illimité à une plateforme de téléchargement légale comprenant l’ensemble des productions artistiques. Par la suite, les artistes se voient verser une rémunération, selon le nombre de téléchargement de leurs œuvres.
Le projet de loi HADOPI a déjà été rejeté par l’assemblée nationale le 9 avril, mais le gouvernement refuse de reconnaître sa défaite et veut faire revoter les députés. De notre mobilisation dépend l’issue de ce vote, nous avons le pouvoir de dire non !


