La crise du logement est, aujourd’hui, amplifiée par les crises économiques, financières, crises du pouvoir d’achat, et aussi du « vivre ensemble ». Les actions de l’Etat, ou l’absence de volonté politique du gouvernement se traduisent à travers un budget 2010 réservé au logement trop faible et symptomatique du désengagement devant cette composante de l’urgence sociale.
Nous nous souvenons de l’organisation en novembre de la deuxième nuit solidaire dans nombre de villes en France. Cette manifestation permet de faire le constat suivant : la crise du logement se durcit. Les constructions de logements ne suivent plus les besoins des Français. Le décalage n’est pas nouveau, il sévit en France depuis de trop nombreuses années. Les possibilités financières des plus modestes sont en inadéquation avec le prix des loyers restant trop élevé, la crise du pouvoir d’achat se fait sentir. Le budget « logement » de l’Etat, devant permettre de réformer et de traiter ce frein à l’égalité sociale, est en baisse de près de 20% depuis 2008, et cette tendance devrait s’accentuer d’ici 2012. Nous constatons que devant cette crise, le gouvernement ne choisit pas de renforcer sa politique mais bel et bien de l’affaiblir. La diminution des aides à la construction de logements sociaux, la stagnation pour les ménages des aides au logement, sont des effets de cette absence de volonté politique de la droite et du gouvernement. En 2008, 800 millions d’euros avaient été réservés à l’aide à la construction de logement, ce montant ne peut être jugé que trop faible, mais pire encore, en 2010 seuls 450 millions d’euros ont été mis à disposition pour la création de logements sociaux. La subvention par logement social baisse, elle, de 60%, pour n’atteindre que 1000€, soit seulement 3% du plan de financement d’un logement social. Nous assistons à un véritable désengagement de la part du gouvernement. La société française a aujourd’hui besoin d’un réel effort collectif et politique. L’enjeu dépasse la construction de maisons et d’immeubles, il est nécessaire de réaménager des villes qui seront animées par le vivre-ensemble, des villes aux logements accessibles à tous, des villes au climat apaisé, des villes où les citoyens pourraient davantage qu’aujourd’hui se considérer comme égaux



Une chose est sûr, la crise n’existes pas à Guéret avec la politique de la ville qui consiste à mettre le paquet sur le logement social. Mais, au fait, il se fait quoi d’autres pour accueillir de nouvelles structures, de nouvelles entreprises, qui pourront donner de l’emploi à Guéret. Combien de guéretois aimerait sentir de leur hlm (..moi), croyez vous que c’est un souhait de leur part d’y rester pendant des années et des années ? A quand un vrai changement de direction politique de la gauche creusoise ? Faire de cette gauche, une gauche dynamique à la différence de celle, actuelle, trop vieille avec tous les défauts qu’elle traine depuis des dizaines d’années. C’est aux jeunes socialistes de changer tout ça. Il y a tant à faire pour ce département. Regardons plus de ce qu’il se fait de bien dans les autres départements. La Creuse mérite mieux. Assez de cette fausse fatalité qui veut que la Creuse est le trou pommé de la France. C’est faux ! Mais pour cela, il faut que les politiques locaux le veulent et arrête d’accueillir tous les pommés de France qui n’en ont rien à faire de la Creuse, juste pour cesser hémorragie démographique. Il y a des milliers de gens qui veulent retourner à la campagne, des gens dynamiques (actif ou non). La Creuse, aussi, peut les accueillir.
Puisque vous en parlez, même Guéret connait la crise du logement, en tout cas pour les jeunes (étudiants ou jeunes salariés) qui recherchent de petits appartements en centre-ville: une politique du logement ce n’est pas seulement créer des « maisons hlm » en quartier pavillonnaire, c’est aussi aménager le centre, le rendre attractif, bref le redynamiser.
Ce que vous dites est vrai. Mais j’aimerais parfois, qu’aussi, on relève ce qui ne va pas dans nos communes creusoises et surtout ce que l’on peut faire pour améliorer tout ça.
Oui, le problème du logement ce ne résume pas au hlm, mais regardez, traversez Guéret ! HLM à gauche, HLM à droite, HLM partout ! Et le pire, c’est que ces bâtiments sont parfois vétustes et Guéret, LA ville creusoise, qui devrait être synonyme de verdure, de belles pierres, se retrouve enseveli sous des tonnes de béton et de crépis gris noirâtre. D’ailleurs, les gens de l’extérieur ne s’y trompe pas : « Guéret, c’est moche! ». J’ai même une ami de la région parisienne qui, à sa 1ère venue, m’a dit : « Mais… c’est comme chez moi ici ». Et croyez-moi, ce n’était pas un compliment.
Guéret aurait la possibilité d’avoir un vrai joli centre, à la place nous avons un centre qui se vide complètement au profit de nouveaux magasins excentrés. Par ailleurs, pour continuez sur ce hors sujet, comment se fait-il qu’il y ait aucun (ou presque) endroit où l’on puisse prendre gentiment un verre sur une terrasse (une vraie terrasse, pas un trottoir !) ? Pourquoi une jolie place comme celle de la bibliothèque n’est réservée qu’au stationnement de voiture ? Une telle place a un vrai potentiel, imaginez un bar, un restaurant, une estrade pour des spectacle, etc. Cela ne serait-il pas génial ?
Pourquoi tous les jeunes du cru ne reste t-il pas ici, croyez-vous que le problème ne vient que de l’emploi ? Je n’y crois pas. Cette ville a perdu une partie de son identité à cause de toute cette fuite. Les gens ne sont pas fiers de leur ville et en plus, comme si cela ne suffisait pas, les gens de l’extérieur s’en mochent … et les locaux aussi !
Il est à mon sens assez injuste de reprocher à une municipalité socialiste d’avoir construit trop de logements sociaux, d’autant plus que cela correspond à un réel besoin de la population Guérétoise. Ce qui n’empêche pas d’avoir un regard critique sur les choix architecturaux et urbanistiques qui ont guidé la réalisation des quelques « grands ensembles » de la ville. C’est en effet bien là l’erreur première: pour faire comme dans les grandes villes, les architectes (peut être encouragés par la municipalité de l’époque???) ont choisi de créer des quartiers complets, avec les risques que l’on connait aujourd’hui: dévaluation sociale et personnelle, sentiment d’enfermement dans sa condition…etc.
« Injuste de reprocher à une municipalité socialiste d’avoir construit trop de logements sociaux ». Je dirais socialiste ou non. Bien sûr que dans l’absolu, si cela vient d’un réel besoin, on ne peut rien dire. On ne va pas reprocher aux resto du coeur de donner trop de repas, je suis bien d’accord. En revanche, faire venir des gens sans emploi et surtout qui n’ont aucune attache à cette ville et encore moins à ce département, c’est une autre chose. D’ailleurs, sincèrement, qu’en pensez-vous ? J’aimerais vraiment avoir d’autres avis sur cette question certainement tabou dans notre coin. Soyez franc s’il vous plait.
Oui, les choix architecturaux d’il y a 20, 30, 40 ne sont pas forcément valable aujourd’hui. Mais ne peut-on pas malgré tout améliorer cette cité ? Je parle toujours de Guéret, regardez la garde routière… mais c’est horrible ! Ca fait peur ! Ne me dites pas qu’un aménagement paysager ne pourrait pas prendre leur place agréable ? Des arbres sur ce talus, quelques fleurs, etc. Il n’y a même pas un abri pour ces pauvres élèves qui prennent chaque jour le bus. Evidemment, si c’était le cas, ces abris serait sujet au vandalisme, c’est certain mais c’est un autre sujet.
D’accord avec vous pour la gare routière, c’est une horreur, et des efforts d’aménagement de la zone sont nécessaires!
Concernant la situation démographique, je serai plus critique: il me semble que pointer du doigt, d’une manière ou d’une autre, ceux qui « ne sont pas d’ici », c’est une manière (parfois involontaire je l’admets) de leur refuser l’intégration. Bien sur, on peut s’interroger sur l’exode urbain quand il n’est pas accompagné d’un projet professionnel, et il serait important de mieux prévenir ceux qui croient au « paradis vert » que la vie n’est pas forcément plus simple dans un département rural. Pour autant, il me semble que nous devrions nous réjouir de voir notre image évoluer, et de nouveaux habitants arriver en Creuse! Charge à nous de les accueillir du mieux que nous pouvons et de créer les conditions de leur réussite locale…
Accueillir des gens d’autres départements, d’autres pays, d’autres planète, ce n’est certainement pas à problème (pas pour moi en tout cas). Ce qui est dérangeant, c’est de voir de beaucoup de ses personnes arrivent en Creuse sans objectif aucun. C’est quand même regrettable non ? Ils auraient été accueilli en Haute Loire, dans l’Allier ou ailleurs, le résultat aurait été pareil.
La Creuse a besoin de personnes qui aiment ce département, et peut-être plus qu’ailleurs. Car la Creuse est mal vue en général, et ceux qui seraintt susceptible de l’aimer, je pense notamment aux jeunes qui ont un minimum d’attachement de cette terre, partent pour étudier et s’installer.
La question, est, qu’est ce que la Creuse peut gagner à ce jeu ? Pas grand chose si ce n’est une augmentation de sa démographie. Et croyez-moi je suis certain que la Creuse se fera grâce à des gens natifs d’autres départements/pays. Mais par des gens motivés et qui aiment la Creuse, son histoire, sa terre, sa population, qui l’ont choisi. C’est la clé.
merci pour la censure…
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Merci pour cette information interessante
c’est avec des gens vous « guéretoiture » que les personnes qui viennent en Creuse se sentent agrécé et donc n’ont pas d’attache. Je pence que s’ils viennent en Creuse c’est pour une bonne raison et on ne peut pas juger leur arrivé. La Creuse a besoin de l’ancienne population et de la nouvelle qui arrive. Et il est nécessaire à nos jours d’avoir des logement sociaux.