Que dire de la réforme territoriale présentée par le gouvernement, et votée par le parlement à l’automne ?
Les élus de la majorité départementale jettent un regard très critique sur la réforme territoriale : c’est une formidable régression (on revient trente ans en arrière), avec recentralisation (au détriment de l’échelon départemental, perte d’autonomie fiscale des départements et des régions, rôle accru des préfets au détriment des élus…
Le principe des lois de décentralisation de 1982-1983 était la souveraineté des collectivités locales, avec ses propres élus, son propre budget, son patrimoine, son personnel, ses compétences… Or, le conseiller territorial va créer la confusion en siégeant sur deux niveaux : départemental et régional.
On note aussi un recul de la parité et de la diversité.
Tout ceci constitue un contre-sens historique, car toutes les démocraties vont vers plus de décentralisation. On affaiblit des départements et des régions qui concourent à l’équipement de la nation et dont le pays aurait bien besoin pour sortir de la crise (les collectivités représentent 73 % des investissements publics en France).
Il ne s’agit pas d’une réforme mais d’une revanche politicienne vis-à-vis d’une gauche majoritaire dans les départements et les régions. Il y a une volonté de nuire aux pouvoirs des collectivités locales, sous le prétexte fallacieux d’économie budgétaire (les conseillers généraux et régionaux représentent pourtant moins de 1 % de l’ensemble des élus locaux).
Quels sont les enjeux de ces élections cantonales ?
Il y a un enjeu national : sanctionner la politique d’injustice sociale et d’inefficacité économique de Nicolas SARKOZY, portée par les candidats de droite. C’est d’ailleurs le dernier rendez-vous électoral en Creuse avant les présidentielles de 2012.
L’enjeu est aussi, et bien sûr, départemental : il s’agit de maintenir à gauche la majorité départementale, de poursuivre une action progressiste et solidaire (ainsi, l’application des trois allocations de solidarité : APA, PCH et RSA). Nous poursuivrons dans notre volonté d’équipement et de modernisation (voieries et collèges notamment) et continuerons à coopérer harmonieusement avec le Conseil régional du Limousin.


